Revirement officiel

Ce blog constituera mon petit journal (pas si « intime » n’exagérons pas) de ma petite vie aux Comores. Jusqu’ici, je l’avais placé sous un format « informatif ». Mais force est de constater que ce n’est pas ce que je veux transparaitre de ce blog. C’est pour cela que j’ai pas mal déserté depuis 2 ans.

Je veux que ce blog soit le reflet de mon expérience aux Comores, avec des anecdotes légères (et parfois moins légères).

J’entreprends désormais avec H Consulting, une société de consulting spécialisé dans la conception et gestion de projet et la veille d’information. Ainsi qu’avec ma société de design d’intérieur IDAKA.

Avec le blog UyenshiComores, ma présence sur le net est pas mal riche. D’ailleurs, je ne sais plus où donner de la tête.

Cependant, ce petit écosystème a un seul but : mettre en avant les Comores et rester authentique sur l’information que je délivre. Pas d’enjolivement, que ma réalité et ma vérité sous un prisme culturel et profondément politique.

Bienvenue dans UyenshiComore, le quotidien aux Comores de Mlle H.

On reprend le blog

Je viens de payer pour la 2ᵉ année consécutive le renouvellement du domaine de mon blog. Et cette année, j’ai décidé de ne pas gaspiller mon argent.

Ce blog était comme un journal qui trace mon aventure aux Comores. Et pourtant, je ne prends pas le temps de tout écrire. Pourquoi ? J’avais l’impression que les écrits ne sont plus aussi appréciés par le public au temps des réseaux sociaux, des vidéos d’une minute et des carrousels.

Néanmoins, en parcourant mon blog, je viens de me rappeler que j’écrivais d’abord pour documenter et laisser une trace de mon passage. Afin que les souvenirs et les écrits restent.

Aujourd’hui, marque le « grand » retour du blog, UyenshiComores = Habiter aux Comores, toujours d’après ma propre expérience.

Et que c’est il passé durant ces 2 années ? J’entreprends, tout en exerçant une activité salariée. J’ai ma société de conseil en conception et gestion de projet avec H Consulting. (Vous pouvez vous abonner à ma newsletter, que je reprends aussi !) J’ai ouvert ma société d’aménagement, de décoration et de rénovation, nommé IDAKA.

J’ai fait pleins d’autres choses, j’ai traversé encore plus de villes de Ngazidja. J’ai monté le Karthala ! (Quelle aventure, j’avais dit une fois, mais pas deux, mais au final, je suis prête à remettre mes baskets et partir). J’ai été formatrice en gestion de projet, j’ai été speaker dans 2 événements organisés par Comor’lab. Je siège désormais dans le conseil d’administration du Sanduk de Mnoungou (ça, c’est vraiment un moove le plus WTF, mais hey, prenons les opportunités quand elles se présentent !). Je suis toujours mentor pour le collectif Shawiri Mentoring. J’ai participé à la mise en place de la bibliothèque numérique des documents des Comores. Vous pouvez retrouver la bibliothèque ici. J’ai récupéré mon premier passeport comorien. Et bien sûr, j’ai assisté à pléthore de mashuhuli.

La vie politique était pas mal agitée avec des conséquences sur notre quotidien. Mais hey, la vie continue.

Je vous laisse avec quelques clichés de ces deux années et je vous dis à très vite.

La 2ᵉ édition du salon des entreprises BIK

Du 6 au 8 juin 2023 a eu lieu la 2ᵉ édition du salon de l’entreprise aux Comores, nommé BIK Business in Komoros.




Je n’ai pas assisté au 1er salon des entreprises en 2022, qui, ironie du sort, coïncidé avec une grève des employés de Comores Télécom. Ils protestaient contre une vague de licenciement sans précédent (400 emplois étaient menacés)…

Donc je n’ai pas de point de comparaison.
En tant qu’exposante et participante, voici mon avis très subjectif sur le déroulement du salon nommé BIK Business In Komoros

Les bons points
L’idée de réunir les acteurs économiques en un même lieu est une excellente initiative. Il existe très peu d’événements de cette envergure aux Comores. Seuls les foires artisanales sont organisées. Je n’ai rien contre eux, au contraire, mais cela fait plaisir de présenter autre chose à la population.

J’ai pu rencontrer des professionnels qui évoluent dans divers domaines, j’ai pu revoir et échanger avec des personnes que je n’avais pas vu depuis longtemps.

La 2ᵉ force de ce salon est la diversité des entreprises présentées. Du conseils, aux producteurs, coopératives, entreprises d’état etc. J’y ai découvert de belles initiatives. Les 3 îles étaient représentées. J’ai pu acheter de la poudre de vanille, une crème pour cheveux d’Anjouan, un savon produite à Ntsudjini…

Enfin, j’ai trouvé l’animateur du salon, excellent. Il a su mettre de l’ambiance. Par contre en tant que modérateur de panel, il devrait mieux travailler ses questions et les sujets. A part cela, bravo à lui. Il a fait le taff. J’espère que la prime de satisfaction sera conséquente ! Il le mérite.

Les moins (les challenges pour rester dans le langage professionnel)
1. La propreté.
Je ne comprends pas ce qui s’est passé. Ce n’est pas normal de tenir trois jours un lieu sans qu’un minimum de nettoyage soit prévu et réalisé PARTOUT et non que dans les parties visibles. De plus, il y avait très peu de poubelles communes. Chaque stand se débrouillait.

2. Beaucoup de panel de discussion programmé en même temps
Le titre veut tout dire. Il y avait trop de panels, discussion de haut niveau. Par conséquent, ils étaient quasi vides. La communication a manqué autour de ces panels. Et surtout un ciblage précis des entreprises à qui certains panels s’adressaient était essentiel. Pourquoi forcer (hum je veux dire « fortement inviter ») les exposants des stands à assister à des discussions de haut niveau alors qu’ils n’étaient clairement pas la cible, juste pour « remplir la salle » ? La quantité a primé sur la qualité et cela s’est ressenti.

3. Le manque d’organisation.
Bon ce n’est pas nouveau, les Comoriens sont nuls en organisation (oui, je fais de l’essentialisation). Regardons nos festivités. Des siècles qu’on les organise et on découvre chaque matin comment fonctionne un mashuhuli.

Bref, je ne vais pas m’étaler plus. Entre certaines entreprises ou acteurs majeurs qui ont quitté l’évènement, car aucun stand ne leur a été attribué, les impressions de badges les jours J, avec UNE SEULE imprimante (??? cela est incompréhensible, au pire, il fallait faire travailler la seule imprimante la veille ou l’avant-veille, ou imposer aux participants d’imprimer leur propre badge ou tout simplement faire imprimer chez un professionnel en 10min et réserver l’imprimante pour un appoint le jour J. Les solutions existaient en tout cas…), les couacs et retards pendant les panels et j’en passe. Je me répète. Il faut accepter qu’on ne peut pas tout faire, ni tout organiser sur trois jours de salon. Diner de gala, défilés, concerts, panels à droite, panels à gauche, startup weekend plus organisation (je mentionnerai plutôt improvisation) les jours J. Être ambitieux c’est bien, être réaliste c’est mieux.

Je ne vais pas plus accabler, ceux qui ont vu et vécu, ont vu et vécu.

Enfin, à mon humble avis, l’échec majeur à pointer est l’absence des grandes entreprises. J’estime que l’absence de la plupart de ces grandes entreprises privées de l’archipel est un signal alarmant. Un signal d’autant plus alarmant que ce type d’événement leur est d’abord destiné pour créer un vrai rendez-vous B to B.

J’espère qu’à partir de la 3ᵉ édition, le salon des entreprises deviendra un réel rendez-vous B to B, bien ciblé et bien organisé.

L’expérience précède l’amélioration à condition que l’humilité accompagne le processus.

À l’année prochaine !

10 règles pour conduire en Grande Comore

La conduite à Ngazidja n’est pas facile.

Quartier Maluzini, Iconi

Beaucoup de jeviens refuse de conduire tant il règne un semblant d’anarchie au pays. De l’extérieur, il ne semble n’y avoir aucune règle, si ce n’est celle du plus fort : celui qui passe en premier.

Et c’est vrai, dans les autoécoles, on y apprend à diriger une voiture, non à conduire avec les autres usagers.

Après 2 ans de conduite sur une bonne partie du territoire de Ngazidja (je refuse catégoriquement de conduire après Mitsudje, Hambu) voici quelques règles non exhaustives à respecter pour avoir la conduite la moins dangereuse possible.

1. Conduire avec la simple envie de revenir en vie en fin de journée.

Cette règle peut paraitre stupide, mais elle vous évitera de prendre des décisions hâtives.

2. Lorsque vous entendez des sirènes, arrêtez-vous et laissez la place ! Davantage s’il s’agit de 3 voitures noires qui roulent à vive allure. C’est probablement (1.) Une escorte présidentielle. (2.) Une escorte de la gouverneure de Ngazidja (on ne va pas questionner son utilité). L’escorte présidentielle ne fait aucun cadeau et sont même prêts à provoquer des accidents pour ne pas ralentir. J’ai failli en être victime 2 fois. Surtout que PERSONNE ne vous prévient qu’il faut vous arrêter. C’est une règle tacite que tout conducteur comorien doit connaitre par magie. Bref Arrêtez-vous !

3. Les vitz sont dangereux et imprévisibles. Ce sont de petites voitures de marques Toyota qui opèrent principalement à Moroni sous forme de taxi. Parce que petites, elles se faufilent partout. Les conducteurs de taxi font littéralement ce qu’ils veulent. Demi-tour en pleine circulation bouchée ? Pas de Problème ! Arrêt en plein milieu de la route sans prévenir ? Pas de souci !

Je parle des vitz mais tous les taximans sont dangereux. La rentabilité avant tout obstrue toute capacité de réflexion et de bon sens.

4. Les camions …….. Faites TRÈS ATTENTION AUX CAMIONS, je l’écris en majuscule pour que cela imprime dans vos têtes. Parce que les camions sont plus robustes que les voitures, les conducteurs de camions pensent être maitres de la route. Ils roulent à vive allure, au milieu des routes, les pleins phares allumés la nuit. Rien ne les arrête, rien ne les ralentit. Si vous avez affaire à un camion, priez seulement.

5. Éviter de conduire vous-même dans le sud de Ngazidja. Les chauffeurs conduisent à toute vitesse et très mal. Ils vous mettent réellement en danger sans que cela les gêne.

6. Lorsque l’armée arrive à contre-courant en toute vitesse dans leur camion, ne les défiez pas, déportez-vous et arrêtez-vous. Elle est en tort, oui. Elle met en danger les autres usagers, oui. Mais ce sont les Comores, la vie des concitoyens ne comptent pas.

7. Dans un rond-point, la priorité n’est pas à celui qui est déjà engagé dans le rond-point, mais elle est à celui qui est à droite. C’est une règle qu’un de mes oncles m’a énoncé, j’étais dubitative, mais je comprends le comportement de certains sur un rond-point. J’essaie de ne pas l’appliquer, car elle est dangereuse, mais bon.

8. Attention au virage. Une voiture peut s’y arrêter ou même être stationnée sans crier gare !

9. Les conducteurs comoriens font des appels de phares pour vous signifier :

  • De la présence de la police quelques mètres plus loin (mash’Allah la solidarité)
  • Qu’il force le passage même si la priorité est à vous.

10. Les voitures sans feu de stop, feu arrière ni clignotants sont légion. Il faut impérativement faire attention et essayer de garder une distance minimale de sécurité afin de freiner lorsque cela est nécessaire.

Soyez prudent, en tant que conducteur, passager et piétons. La vitesse tue.

4 ans aux Comores, mon expérience, la routine 3/3

Dans un mini bus direction Foumbouni, Mbadjini

Finalement, pourquoi ne suis-je pas partie ? La réponse est simple. Je considère que lorsque l’on a le privilège de se déplacer, on choisit finalement les problèmes que nous souhaitons affronter aux quotidiens.

Consciente de ce privilège immense, j’ai décidé, pour l’instant, d’affronter les problèmes que je rencontre aux Comores plutôt qu’en France.

Il y a une sérénité qui dégage du pays qui est apaisante. Il fait beau. Les paysages sont magnifiques, la nourriture est bonne et je ne suis pas isolée socialement.

Et surtout, qu’est-ce que cela fait du bien de vivre dans un pays où l’on n’est pas une minorité pointée du doigt. Tu te bats pour ta (sur)vie seulement, et non pas pour prouver que 1/ ton existence compte et 2/ ta (sur)vie.

L’enjeu majeur pour moi est de trouver un équilibre entre une vie « paisible » et les aberrations politiques, économiques, écologiques de ce pays. Je suis souvent en colère, mais pas assez pour quitter les Comores.

Enfin, du haut de mon privilège, je sais que je ne suis attendue nulle part dans ce pays. Je n’ai pas la volonté de le changer. Je n’ai pas la volonté de le développer (je ne travaille pas pour le gouvernement). Je n’ai pas la volonté de changer les mentalités. Non, je ne suis personne. Si ce n’est une personne qui a décidé de faire le chemin inverse de celle de ses parents. Ils étaient partis pour nous offrir une éducation, je suis rentrée pour m’offrir une vie paisible (si possible).

L’aisance biculturelle

Je pense l’avoir atteint. Mon séjour en France en février 2022 m’a confirmé que j’étais chez moi aux Comores. Et j’avais bien fait de partir.

Maintenant que ma mission est terminée, une nouvelle aventure s’ouvre à moi. Je suis confrontée à la difficulté de trouver un emploi. J’entreprends dans 2 domaines totalement différents. Et surtout je me teste. Les économies me permettent de tenir un temps. J’espère obtenir le saint Graal rapidement, à savoir une situation économique stable. Sans cela, la vie aux pays est très difficile et l’appel de l’ailleurs sera de plus en plus forte.

Bonus : un petit récapitulatif des bons moments passés

Mon voyage à Anjouan

Le premier match des Cœlacanthes au stade de Maluzini

La qualification à la CAN 2020

Mon premier derby US Zilimadju vs Volcan Club

Les Djosho, street food, repas entre amis

Les taxis, les lieux où les conversations sont toujours fantastiques

Entre Ngazidja et Ndzuani

Retrouvez les 2 premiers articles de la série :

4 ans aux Comores, mon expérience, les débuts, 1/3

4 ans aux Comores, mon expérience, les péripéties 2/3

4 ans aux Comores, mon expérience, les péripéties 2/3

Palais du peuple, Moroni

L’anthropologue Canadien Kalervo Oberg définit le concept de « choc culturel. » Selon sa théorie, un étranger traverse 4 phases avant de s’adapter à son nouvel environnement.

Même si je connais bien les Comores, je me considérais nouvelle. Après une période de lune de miel décrit dans précédent article, voici la phase la plus compliquée à traverser. Celle de la confrontation.

Phase du choc culturel par Kalervo Ober
  • Les problèmes de location

Ce sont les premiers problèmes auxquels j’ai été confronté. Je trouve un premier appartement à Cable de Lion. J’étais toute contente. Mais le jour où je devais récupérer les clès, la propriétaire annule soudainement la location. Je me retrouve à la rue… Littéralement à la rue. Heureusement, une collègue m’héberge quelque temps, le temps que l’agence me retrouve une autre location.

Le deuxième appartement trouvé était en rénovation. Le propriétaire accepte de me loger temporairement (retenez bien temporairement), dans un de ses autres logements qu’il réserve à la location saisonnière. D’après l’agence immobilière, ce logement en question avait un loyer moins élevé que celui que je devais occuper. La durée des travaux étaient de 10 jours… 2 mois après, non seulement je n’avais pas déménagé mais en plus le propriétaire a eu l’outrecuidance de poser un compteur d’electricité dans un logement dit TEMPORAIRE ! Donc quoi le boug ne veut pas que je déménage. Après cette crasse faite par le propriétaire, un conflit éclate entre nous. (il m’a traité d’insolente qui ne respecte pas ses ainés pfff le respect des anciens ce n’est que quand ça le arrange). Heureusement j’étais passée par une agence immobilière, elle faisait tampon. Comme la justice est quasi inexistante dans ce pays, les propriétaires font un peu ce qu’ils veulent de leur bien. J’y ai quand même perdu ma caution. Monsieur avait compté plus de 1500€ de consommation d’électricité alors qu’il n’y avait même pas d’electricité !!! L’agence a décidé de couper la poire en deux et de laisser ma caution. J’étais énervée. Je le suis encore d’ailleurs. Je croise souvent ce propriétaire mais je l’ignore. 3 ans après je suis toujours autant rancunière et je demande systématiquement quel est le caractére des propriétaires.

Au bout de 3 mois, j’ai enfin pu déménager. J’avais moins de problème avec ma troixième propriétaire.

  • L’environnement de travail

Travailler aux Comores quand on arrive d’un pays occidentale est un vrai challenge. Le rythme est ralenti. La notion d’un travail bien fait n’est pas la même.

Camion Benne Route Mitsamiuli

Ajouter à cela, l’insularité du pays qui ne produit rien. La caractéristique rend tributaire le domaine des travaux publics à la douane, à la paperasse, au transitaire, aux transports maritimes et aériens. La charge mentale est mise à rude épreuve. Une simple démarche sur le papier est compliquée dans la vie réelle. Il y a toujours un problème qui t’empêche d’arriver rapidement au résultat escompté. Quand un prestataire te dit « oui ça sera fait pour telle date » il ne signifie pas que la prestation sera effective à la dite date. Mais qu’elle aura débuté et Dieu est là pour décider si oui ou non, elle aboutira à temps… La notion du temps n’est pas la même. En clair, il faut être patient. J’ai encore beaucoup de mal à m’y faire même après 4 ans. D’ailleurs, je ne pense pas m’y habituer. 27 ans en France laissent des marques.

  • La situation politique

La tuerie de Kaandani

En 2020 une mutinerie éclate dans la prison de kaandani. Une prison militaire où des prisonniers politiques ont été enfermés. Le colonel Faiçoil faisait partie de ces prisonniers. Il a été tué avec 2 autres prisonniers lors d’un échange de tirs avec l’armée. Pendant cet évenement, un dispositif exceptionnel a été pris. Tout le monde devait rentrer et rester chez lui. Nous suivons l’affaire via facebook en direct, comme la plupart des affaires de ce pays. Et les personnes qui habitaient près de Ntsudjini entendaient les coups de feu. À ce moment-là, j’ai pris conscience que notre sécurité et notre paix sociale ne tenaient à rien. Surtout qu’il s’agissait d’un problème politique, il se termine tragiquement. C’est un tournant pour moi qui scelle le régime totalitaire dans lequel l’Union des Comores vit.

Sur la route, Ntsudjini, Istrandra

L’assassinat de Djaza, Ba Pale

Dans la même veine que la tuerie de Kaandani, 2 personnalités ont été assassinées récemment. Djaza était l’ancien président de la cour de constitution. Il avait proclamé la validité des votes des élections présidentielles de 2016 (Monsieur 104%) malgré les preuves d’irrégularités. Et Ba Pale, un général à la retraite connu pour être un opposant du président Azali.

À ce jour, officiellement, on ne retrouve pas les coupables (ils n’ont pas cherché non plus), aucune justice a été rendue. La paix ne tient à rien. Ces 2 assassinats m’ont marqués.

  • Le Cyclone Kenneth

Qui aurait cru que je vivrai le passage d’un cyclone aux Comores ? Les cyclones sont rares, car l’archipel est protégé par la grande île Madagascar. En tout cas, c’est ce que tout le monde répète religieusement. Lorsque le passage du cyclone a été annoncé. Personne ne le prenait au sérieux. Puis le fameux soir arriva.

Personnellement, je n’ai rien ressenti. Je dormais cette nuit-là, shootée à l’antadys. Mais à mon réveil, j’ai vu des images d’apocalypses. Des maisons en tôles dépourvues de toits, des panneaux publicitaires à terre, des arbres déracinés à foison. Cet épisode marque un vrai tournant dans l’économie comorienne. Des récoltes saccagés et un nombre important d’habitats sont inhabitables. Est ce que des mesures ont été prises pour anticiper l’arrivée d’autres cyclones ? Vous vous doutez bien que non… Après tout, Madagascar est là protéger l’archipel…

S’en est suivi une première augmentation des prix. Une première depuis mon arrivée et d’une longue série à venir en peu de temps.

Cuisson au feu de bois
  • L’électricité et l’eau

Très gros problème récurrent qui ne trouve pas de solution pérenne, on ne sait pas pourquoi. À croire qu’électrifier un pays de 800 000 habitants relève de l’utilisation d’une technologie non encore maitrisée. Je savais que l’électricité est rare. Je savais que la distribution de l’eau n’était pas opérationnelle. Je savais. Mais il y a une grande différence entre savoir et le vivre. Surtout que de 2016 à début 2019, le nouveau président Azali avait fait la promesse et avait mis les moyens pour « allumer » le pays. En quelques mois, je m’étais habituée à l’électricité. S’habituer au confort et s’en défaire est très difficile. Aujourd’hui 2022, la situation n’est pas du tout idéale. Le délestage est légion, notamment dans les villages éloignés de la campagne. Un jour peut-être ce pays connaitra le chemin d’un éclairage infini.

  • L’absence de système de déchet
Plage de Uropveni, Mbadjini départ de bateau pour aller à Mohéli

Jusqu’à aujourd’hui j’ai autant de mal à accepter de vivre dans un pays où un système de ramassage de déchet n’existe quasiment pas. Chaque année, les rues dans les villes et les routes dans les campagnes sont de plus en plus sales.

  • Le coût de la vie

L’un de mes tout premiers articles portait sur le coût de la vie aux Comores, et plus précisément à Moroni.

C’est réel, la vie est beaucoup trop chère pour une population qui gagne en moyenne 75000 KMF (150€). Les prix affichés sont dignes d’une population qui vit avec un Smic de 1500 €.

Et depuis 2018, non seulement la situation a empiré ( cyclone keneth (2019), Covid19 (2020 & 2021), crise du transport maritime (2021 & 2022) guerre en Ukraine (2022), prix du carburant qui atteint des records (2022…) mais très peu d’initiatives ont été réalisées pour contenir cette inflation (augmentation des taxes douanières (2021), augmentation de l’électricité (2021 & 2022), augmentation du prix des appels et data (2021), augmentation du prix du carburant (2022)).

C’est incroyable. Les prix ne vont qu’en augmentant, les salaires eux stagnent.

Chaque jour je me demande comment les gens font au quotidien ? Ils ne font rien, ils travaillent. Ils se débrouillent avec des activités plus ou moins rémunérateurs. C’est dur, très dure. L’illusion du pays avec un fort potentiel où tout reste à construire ne fait plus rêver. Les gens subissent, on subit.

  • Les classes sociales très marquées
Un soir sans électricité

La mendicité est courante dans les rues de Moroni. Mais la mendicité juvénile ? Plus subtile, existe tout autant. La mendicité féminine aussi…

La différence de classe sociale est perceptible pour celui qui veut voir. L’axe qui représente parfaitement, cela est l’axe Karthala-Ambassade de France-Hamramba. Sur cette route vous passez le lycée public laissé à l’abondon Said Mohamed Cheikh, l’école privé GSFA et l’école française Henri Matisse. Observer bien, ce n’est pas la même population à la sortie des écoles sur un si petit pérmètre.

Pour rappel, le lycée Said Mohamed Cheikh était le lycée d’excellence de l’océan Indien. Toutes les personnalités politiques, jusqu’au président actuel, l’élite intellectuelles du moment ont été formés là-bas. Aujourd’hui, ce lycée est à l’image de l’éducation nationale, il est laissé à l’abandon.

A contrario, ces personnalités politiques qui ont bénéficié d’une scolarité de très haut niveau et gratuite placent leurs enfants dans les écoles privés dont GSFA est la plus réputée, et à l’école française.

Traverser cet axe illustre parfaitement tout ce qui ne va pas dans ce pays. C’est un difficile spectacle sans équivoque avec lequel je dois composer. Malheureusement, je m’y habitue même.

  • Le poids des traditions

Être une femme célibataire qui vit et travaille à Moroni seule. He be. Il faut être prête à affronter toutes les spéculations sur votre sort. Et pire… Vos parents ou votre entourage recevront des appels avec x ou y rumeurs plus ou moins fantaisistes. C’est lourd. Et on a beau dire « je m’en fiche », « je vis ma vie et je passe outre ». Cela n’enlève en rien la difficulté, surtout dans un si petit pays de moins de 1 million d’habitants.

L’autonomie féminine prend de l’ampleur, mais n’est clairement pas la norme.

Le port de Moroni
  • La maladie

Seigneur, rien que d’y penser. La 1ere année a été ponctuée de toutes sortes de désordres ! Mal de ventre, maux de tête, fatigue extrême… Je cumulais les intoxications alimentaires. Avec du recul, j’ai été trop négligente vis à vis de la nourriture. Je mangeais partout, n’importe où. Du jus, des yaourts de rue, des brochettes de viandes, des ailes de poulets. Je ne respectais pas mon ventre. Le changement d’alimentation a été rude.

C’était aussi la période où je comprenais que le système de santé comorien est CAPITALISTE. Tu paies tout au comptant. Les fois où j’ai atterri aux urgences, heureusement j’avais de l’argent liquide sur moi, ou la personne qui m’accompagnait en avait. Je déconseille de venir dans ce pays si vous êtes atteints d’une maladie qui nécessite des soins et une prise en charge récurrente.

  • La sur-importance du réseau

Pendant mon VIE, j’ai fait l’erreur (consciente ou inconsciente) de ne pas « cultiver un réseau ». Et par réseau je parle d’un réseau professionnel qui impacte ma carrière professionnelle. Mais dans un si petit pays tel que les Comores, le réseau est vital ! J’ai payé mon erreur pendant ma recherche d’emploi. Cultiver ses relations, participer à des évènements, se faire connaitre et remarquer, c’est un travail de longue haleine que tout le monde doit effectuer, et… que je n’ai quasiment jamais fait. Une introvertie et timide comme moi ne se retrouve pas du tout dans ce spectacle mondain. Aujourd’hui, j’entreprends, je dois m’y plier (et je ne suis pas encore au point). Je privilégie les rencontres spontanées de tout horizon, mais bon, l’argent ne se gagne pas au grès des rencontres hasardeuses. Je vais me faire violence.

  • La pandémie Covid19

Ce pan mérite un article à lui tout seul. J’ai déjà trop écrit. Je m’arrête là.

Ma conclusion ?

Il n’y a pas de conclusion particulière excepté, ayez un bon support système pour tenir et buvez beaucoup d’eau afin de ne pas être désydraté par les multitudes problèmes de ce pays.

4 ans aux Comores, mon expérience, les débuts, 1/3

Voilà 4 ans que je vis aux Comores. Ce qui devait être un séjour « sabbatique » est devenu une installation de 4 ans.

Les débuts

Mnoungou Hamahame, Ngazidja

Après une démission dans mon ancienne boîte de conseil, je décide sur un coup de tête, de prendre mes économies et de partir vivre aux Comores quelques mois. Depuis 2009, l’année de mon bac, j’avais pour projet de travailler aux Comores quelques années. Mais avec le temps et les retours d’expériences des « repats » en Afrique, je décide d’abord de tester la vie en dehors des vacances scolaires.

C’est comme ça qu’en mai 2018, je débarque dans le village de mes parents sans un projet. Just chill and vibe.

Bon, vous vous en doutez bien que la vie au village, dans un pays pauvre, n’était pas fait de relaxation et de vibe. Entre les tâches ménagères à l’ancienne dû à l’absence d’eau courante, les coupures d’électricités et le lavage des vêtements à la main, la vie quotidienne était plus ponctuée de travail domestique que de chill.

Préparation de mhogo na fi aux feu de bois

Je donne gratuitement des cours particuliers aux élèves de terminale qui préparent le bac scientifique. C’était la seule activité qui me vibrait à cette période.

Un de mes oncles m’apprend sur un coup de tête à conduire à Ngazidja. Il faut savoir que très peu de femmes conduisent dans l’archipel, et encore plus dans les coins reculés de l’île. Posséder une voiture, l’entretenir, la ravitailler en carburant, payer la vignette ont un coût. Mon oncle décide de m’apprendre non pas par féminisme, mais parce que je cite « ton permis français ne vaut rien ici, attends-je t’apprends ».

Juin 2018, je postule pour une offre en VIE, pour une entreprise de génie civil aux Comores. Le VIE, volontariat international en entreprise, est un contrat français réservé aux moins de 28 ans (le contrat peut être signé jusqu’à la veille de tes 29 ans). Finalement, après 2 entretiens téléphoniques et 2 entretiens physiques, j’ai été recruté.

Vue de mon ancien bureau à Station Mamora, Moroni

C’est grâce à ce fameux contrat que je reste travailler aux Comores. Après un rapide aller-retour en France, et me voilà débarquer à la capitale des Comores, à Moroni, où je m’installe pour la première fois.

Je n’y croyais pas trop, j’ai postulé pour postuler, car à cette époque, je cherchais un VIE, mais pas forcément aux Comores. Les contrats sont très rares du fait qu’il y a très peu d’entreprises françaises implantées dans le pays. Par contre, il y a plus des offres en VSI (Volontariat Solidaire International) ou VIA (Volontariat International en Administration).

Quartier Yemenia, Moroni

Quand tu débarques dans une nouvelle ville, tu es émerveillée par la nouveauté. Et franchement, Moroni est une grande ville qui bouge comparé à la vie au village.

Je ne connaissais rien de la capitale à part le grand marché de Volo Volo et la gare Yemenia pour repartir dans la région du Hamahame.

Comparé à la ville française, Moroni semble petite, avec beaucoup de bouchon et peu d’activités. C’est vrai. Mais je n’ai pas déménagé pas dans un pays africain dans l’optique de retrouver ma vie française à l’identique. Ces aspects ne me dérangeaient pas.

J’emménage à Zilimadju, le quartier où la plupart des nouveaux arrivants s’installent. Je mange et j’abuse de street food fait de mshakiki (brochette de viande), mabawa (aile de poulet grillé). Je découvre la ville et la vie à la moronienne.

Mes leçons :

Il ne faut pas avoir peur de se détacher du confort matériel. C’est ce qui m’a permis de tenir tout ce temps. Mes nombreuses venues pendant mes vacances d’été ont permis de me préparer et m’habituer à cette vie.

La vie est courte, si vous avez quelques économies, pas de lourde charge, partez et explorez. Au pire, c’est là le plus grand privilège d’un Jeviens*, vous pouvez repartir grâce à votre passeport bordeaux. Cela n’est pas du tout bien perçu par les locaux d’ailleurs. La liberté de circuler est vraiment le sujet de conversation qui fait rage. Mais bon… Généralement, je ne débats pas, j’acquiesce et compatis à leur situation.

* Jeviens: membre la diaspora comorienne

L’Aid El Fitr au village

Mnungu, Hamahamet

Cela fait deux ans que je tiens ce blog, et je n’ai jamais écrit sur l’Aid aux Comores. Honte à moi. Aujourd’hui je rectifie le tir.

Mardi 3 mai 2022 était la célébration de l’Aid El Fitr. L’Aid El Fitr est l’une des deux plus importantes fête religieuse en Islam. Elle clôture la fin du Ramadan.

Après une intervention cocasse de NoNo, un célèbre « facebookeur »(?) qui tient la page d’opinion facebook Chabakat Al Internetya, qui annonçait l’aid pour lundi, il régnait une confusion pendant quelques heures. L’Aid a bien été déclaré le mardi 3 mai 2022 par le Muftorat, comme le reste de la région Afrique de l’Est et de l’ Océan Indien.

NoNo qui annonce que « la lune a été vu » par quelques iconiens et mbashilien

Pour fêter l’Aid, les parents s’attelent à acheter des vêtements pour leurs enfants, ainsi que des bonbons et des boissons. A Ngazidja, Moroni et les marchés sont noirs de monde. Il faut le vivre une fois dans sa vie pour le croire. Les soldes, nommés bodjo, sont organisés.

La plupart des comoriens rentrent dans leur village pour célébrer l’Aid. Je dis bien la plupart car certains pour des raisons diverses, ne peuvent pas prendre le bateau ou l’avion pour rentrer chez eux.

Des enfants qui font le tour des maisons pour récolter des bonbons, Mnungu Hamahamet

Après la prière, les enfants, vêtus de leur plus beaux vêtements, font le tour des maisons pour collecter des bonbons et donner la main de l’aid (« Mhono wa idi »). Cette expression signifie souhaiter une bonne fête.

Les couples nouvellement fiancés vont à la rencontre de leur future belle famille. En signe d’acceptation de la future union, des cadeaux sont échangés. La femme reçoit un shiromani, de l’argent, des bagues en or etc… La veille, le nouveau fiancé se voit offert un kandu et un kofia à vêtir le jour de l’aid. Ces cadeaux ne sont pas codifiés. Certaines ne reçoivent rien du tout (il faudra alors se poser des questions. Jdcjdr).

Petit brunch de l’aid composé de tchayi ya mani, samboussa, mkatra siniya et donass

Après avoir fait le tour du village, les hommes propriétaires d’une voiture font le tour des villages pour souhaiter la bonne fête à la famille éloignée.

Bonne fête de l’Aid. Que notre jeûne et tous nos efforts pendant ce mois béni soient acceptés.

Internet aux Comores en 2022 : histoire d’une régression

Elle était belle l’année 2016. Telma débarque dans l’archipel, essuyant le refus catégorique de l’entreprise d’état historique de télécommunication, Comores Télécom d’être mis en concurrence. Comores Télécom avait usé et abusé de toutes les stratégies possibles pour empêcher Telma d’opérer aux Comores.

Elle était belle la période 2016- 2021. Telma, filiale de Free a littéralement cassé les prix de la data. Ainsi pour 5000 KMF on avait droit à plus de 10 Go. Les offres évoluaient. Le prix de la data diminuait au grand désarroi de Comores Télécom et pour le plus grand bonheur des citoyens comoriens (et moins pour les employés Telma sous payés, mais cela est un autre débat).

Elle était belle la période 2016-2021. L’arrivée de Telma a forcé les équipes de Comores Télécom, alors en perte de vitesse à offrir des forfaits encore plus compétitifs. Ainsi pour 10 000kmf , vous avez 20GO de data et l’illimité jusqu’à la fin de la période de validité du crédit. La guerre entre les deux opérateurs faisait rage. Un autre acteur, Comores Câbles, entra dans la bataille, pour se disputer avec les deux opérateurs.

Devant toutes ces affaires de « grands » les gens snappaient, enregistraient des lives Facebook, regardaient des vidéos YouTube et des séries à gogo. La population s’informait, communiquait avec l’extérieur, prospectait, créait des entreprises de business en ligne, se formait… Bref la vie numérique était belle malgré le manque d’électricité, la tâche du tableau. Internet était démocratisé.

Mais…MAIS, nous, concitoyens comoriens, avons sous estimé la capacité du gouvernement comorien à pourrir la belle vie des comoriens.

Arrêt des forfaits illimités par Comores Télécom, août 2021

Voilà que, l’ANRTIC, l’agence nationale de régulation des Tic aux Comores, fait son apparition un beau mois d’août 2021. Et décide, contre toute attente d’encadrer les prix de télécommunications.

La raison ? Sauver le marché qui est au bord de la faillite car selon eux, les prix pratiqué seraient trop bas.

Site internet : https://www.anrtic.km/lautorite/presentation-de-l-anrtic.html

Plus de forfait illimité, plus de concurrence, un prix unique de data pour tous. Fini la belle vie numérique comorienne. On nous impose désormais que 1go= 1000kmf.

Catastrophe.

Pour 15 000 KMF, chez Telma le forfait data passe de 50 GO à 30 GO.

Dans mon cas personnel, je suis passé d’un budget de 10 000 KMF à 35 000 KMF. Un mois de folie youtubesque, j’ai atteint 60 000 KMF 😭😭😭. Pleurons ensemble mes amis. Surtout que cette hausse ne s’accompagne pas du tout d’une amélioration du réseau.

Des professionnels ont fait état au minimum d’une facture qui a triplé. Comme le relate un article de Hayba FM, une page facebook d’information comorienne:

Extrait de l’article Une hausse des tarifs dont personne ne veut assumer la Responsabilité sur Hayba FM

L’article en entier intitulé, Une hausse des tarifs dont personne ne veut assumer la Responsabilité est à retrouver sur la page facebook de Hayba FM. lien:

https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=3003243653251134&id=1711590229083156

On évoque la fibre, très bien. Attendons de voir si Comores Télécom réussira à démocratiser la fibre à un prix abordable.

Lancement de la fibre

Conclusion ?

Internet est redevenu une denrée excessivement coûteuse aux Comores. Comme d’habitude dans ce pays, lorsqu’on fait un pas en avant, on doit sauter de dix pas en arrière. C’est la règle.

PS: Nous pouvons en plus lire dans les médias, les fabuleuses recettes records réalisées par Comores Télécom, depuis l’arrivée de Telma. La réussite par l’extorsion. Belle réussite en effet…

SE LOGER A MORONI (update)

Moroni Nord, Yemenia 📸 @didjaaa

Mon premier article sur le blog se portait sur le logement dans la capitale.

My very first article on this blog was about how to find a rental place and its price.

http://uyenshicomores.com/2020/03/04/se-loger-a-moroni-la-capitale-des-comores/

Les loyers ont augmenté entre temps avec l’offre. (Je ne préfère même pas en parler tellement ça me fait mal au cœur). Les acteurs professionnels du secteur aussi sont plus nombreux. Le nombre d’agence immobilière a plus que doublé en deux ans passant de deux à cinq. Voici un petit tour d’horizon de ces agences.

In the last two years, the number of real estate agencies in the Comoros Islands has increased, as has the number of rental units and lease payments. With only two estate agencies in 2020; there are now five working in Moroni. Let’s have a look at these agencies..

Agences Immobilières

Les mastodontes / first players

I2A Immobilier

I2A immobilier est la première agence immobilière crée aux Comores. Installée au Sud de Moroni, route du Retaj, I2A immobilier possède une agence à Mutsamudu, Anjouan. Une nouvelle agence a ouvert à Mkazi, Grande Comores.

I2A Immobilier was the first real estate agency established in the Comoros Islands. The agency is now located in three places: one in Moroni south, Retaj’s road, one in Mkazi, Ngazidja, and one in Mutsamudu, Anjouan.

Monimo

Ouvert depuis cinq ans, l’agence Monimo immobilier est situé à Zilimadju près de Comores télécom.

Founded five years ago, the agency is located in Zilimadju, in Moroni, near Comores Telecom agency.

Les petits venus / new competitors

Comorimmo

La nouvelle agence est situé à Moroni Pangadju.

The agency is established in Moroni, Pangadju

Real estate Comoros

L’agence est située à Istrandra

The agency is located in Istrandra.

Corniche Immo

L’agence est située dans le batiment Rivka, en face de l’alliance française à Moroni

The agency is established in Moroni, in the Rivka building in front of the Alliance Française.

Location Saisonnière // Seasonal rental

Toutes les agences au dessus proposent de la location saisonnière. Le site Airbnb opère aussi aux Comores.
Il existe une agence immobilière spécialisée dans la location saisonnière. Il s’agit de Bariza immobilier. Bariza Immobilier et Com’home se sont associés pour former une seule agence immobilière spécialisée dans la location saisonnière.

If you are looking for a rental place for the holidays, you can pick one of the agencies above or the classic airbnb website. Bariza Booking, on the other hand, provides seasonal rentals. Bariza Immobilier is now a joint company between Bariza Immobilier and Com’home. 

Bon séjour dans la capitale.